Oboe Concerto
pour hautbois et concert band
I. Prelude - Explorations, II. Ballade - Blues, III. Moto perpetuo - Burlesco
- Catégorie
- Concert Band
- Genre
- Solo
- Durée
- 25’00
- Grade
- 6
- Composition
- 2025
- Edition
- Home Made Editions
Composé à la demande de Bruno Luisoni et créé en septembre 2025 par l’Orchestre d’Harmonie Fribourgeois (dir. Frédéric Zosso), ce concerto pour hautbois est écrit en trois mouvements, selon la forme classique.
I. Prelude - Explorations
L’oeuvre débute dans un climat sombre : les instruments graves proposent une ambiance mystérieuse, assez rapidement transformée par l’entrée des cuivres qui entrainent tout l’orchestre en un tutti puissant. Le hautbois fait son entrée dans la résonance du tam-tam et présente des mélodies de différents caractères.
Après cette introduction, un nouveau matériau se met en place dans un tempo rapide. Le hautbois chante de grandes phrases au-dessus de textures fluides puis s’élance dans un jeu de plus en plus virtuose, jusqu’à un point de rupture où l’orchestre essaie de le stopper à l’aide d’accords secs et violents. Une ambiance plus vaporeuse aboutit ensuite vers la cadence.
La fanfare de cuivres du prélude est reprise et annonce la coda : l’occasion pour le hautbois de démontrer une dernière fois toute sa virtuosité, avant que l’orchestre ne mêle les éléments texturés du début de l’Allegro aux phrases plaintives des instruments graves de l’introduction pour conclure ce premier mouvement aux proportions assez imposantes.
II. Ballade - Blues
Après une courte introduction, le hautbois développe une mélodie douce et aérienne, avec quelques pointes de nostalgie. L’orchestre le soutient et lui répond, avant de se lancer dans un grand tutti. La musique débouche ensuite vers des sonorités plus jazzy, avec un Blues aux harmonies et aux couleurs très travaillées qui va enfler jusqu’à un grand climax. Le mouvement se termine dans une grande douceur en entremêlant les éléments musicaux des deux parties.
III. Moto perpetuo - Burlesco
Dans un tempo très vif et un climat d’abord inquiétant, un mouvement perpétuel virtuose démarre à l’orchestre avant d’être repris par le soliste, qui installe un dialogue avec les divers registres. Les textures, les nuances, les couleurs mais aussi les caractères s’alternent dans une pulsation ternaire, puis binaire.
Ce mouvement perpétuel va s’interrompre pour offrir une parenthèse aux accents burlesques, mettant en évidence le caractère espiègle de l’instrument soliste. Mais le mouvement va se remettre en marche, pour terminer cette oeuvre dans un dernier élan brillant.